L’ATLF au Festival du Livre 2026

Le 17 avril dernier, à l’invitation du Festival du Livre de Paris, l’ATLF organisait une rencontre autour de la traduction, menée par Rose Labourie, toute nouvelle directrice de l’École de Traduction Littéraire, et Julie Sibony, impliquée auprès du CA de l’ATLF au sein du groupe de travail « Visibilité ».

Intitulée « Les traductrices et traducteurs, porte-voix de la littérature étrangère en France », cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la journée professionnelle du salon et se voulait un tour d’horizon, en 50 minutes chrono, des différentes façons dont les professionnels du livre peuvent (et devraient davantage !) s’appuyer sur les traductrices et traducteurs pour promouvoir la littérature étrangère auprès du grand public.

Plutôt que de dresser une liste de doléances et de recenser les occasions dans lesquelles les traducteurs sont encore oubliés, invisibilisés, négligés, nous avons voulu puiser de l’énergie et de l’inspiration dans tout ce qui existe déjà, tout ce qui émerge et se développe, tout ce qui marche !

Du côté des maisons d’édition, pour commencer, qui sont de plus en plus nombreuses à adopter le principe du nom du traducteur en couverture. C’est surtout le cas parmi les jeunes maisons indépendantes, mais quoi de mieux pour convaincre les retardataires qu’un diaporama de sublimes couvertures choisies parmi des parutions récentes, qui mentionnent toutes le nom du traducteur (et par la même occasion, la langue du texte original, voire le pays quand c’est pertinent) ? La preuve par l’exemple que, non, ça ne prend pas toute la place, ça ne bousille pas la maquette, ça ne brouille pas le message… pour ne reprendre que quelques-uns des arguments qu’on nous oppose à ce sujet. Au contraire, c’est jubilatoire de voir sur les tables des librairies, en un seul coup d’œil, la richesse et la diversité de la littérature étrangère en France.

Puisque cette rencontre était au programme de la journée professionnelle, nous voulions aussi regarder ce qui se fait du côté des librairies, des médiathèques, des instituts culturels et des festivals : pourquoi et comment « utiliser » les traducteurs et traductrices pour parler de littérature étrangère ? Le « pourquoi » tient en deux mots : parce qu’ils sont les mieux placés pour le faire ! Le « comment » se décline sous une multitude de formats, tous aussi passionnants les uns que les autres : rencontre entre un auteur ou une autrice et son traducteur ou sa traductrice, mais aussi rencontre avec un traducteur ou une traductrice sans la présence de l’auteur, que ce soit à l’occasion de la sortie d’un livre ou pour évoquer le métier en général ; joutes de traduction ; ateliers participatifs où le public s’essaie à l’exercice…

Dans l’assistance, qui comptait de nombreux confrères et consœurs, mais aussi des représentants des autres métiers du livre, les mines enthousiastes et les hochements de tête confirmaient que la traduction est un sujet qui intéresse de plus en plus de monde… et qui rend joyeux ! Nous aurions pu parler une heure de plus, mais le temps était minuté et il a fallu laisser la scène à une rencontre (fort intéressante) entre un influenceur et une influenceuse littéraires. Ce qui n’a pas empêché les échanges de se prolonger dans les allées du salon !