Les billets & coups de cœur

Henri Meschonnic versus DeepL

Françoise Wuilmart nous invite à un match qui vaut le détour. Elle annonce la couleur : « Nous verrons si DeepL fait se retourner Henri Meschonnic dans sa tombe, et si oui, dans quel sens. » Prêt pour une lecture nourrissante? Et n’hésitez pas à laisser des commentaires. par Françoise Wuilmart Commençons par Henri Meschonnic. Et nous …

Le coup de cœur de Terje Sinding

Terje Sinding nous livre son coup de cœur pour Ali et sa mère russe, roman d’Alexandra Chreiteh, paru aux éditions Perspective cavalière dans une traduction de France Meyer. Le 12 juillet 2006, quand Israël déclare la guerre au Liban, la narratrice est en train de manger des sushis avec des copains. Plus question pour elle …

Et alors, ce Maître?

Françoise Wuilmart aurait-elle finalement trouvé un Maître en traduction ? De fait, Walter Benjamin est notre maître à tous, mais souvent à notre insu… par Françoise Wuilmart Dans mon billet précédent je posais la question de savoir si le traducteur appliquait consciemment une ou plusieurs théories tandis qu’il traduisait. Je rappelais que mon meilleur guide …

Le coup de cœur de Terje Sinding

Terje Sinding nous présente son dernier Coup de coeur pour le roman de José Carlos Llop, Orient, traduit de l’espagnol par Edmond Raillard, récemment paru aux éditions Chambon. par Terje Sinding À la mort de sa mère, un universitaire d’une soixantaine d’années découvre la correspondance que celle-ci entretenait avec une certaine Sara Gorydz. Sa mère …

Vous avez dit… Maître ?

Croire que l’on puisse « appliquer une théorie » comme on applique une couleur qu’on a décidé de choisir, est purement illusoire. Dans son nouveau billet, Françoise Wuilmart continue de creuser ce qu’est l’acte de traduction, son caractère physique, personnel. À lire. par Françoise Wuilmart Praticienne de la traduction littéraire depuis … toujours, j’ai également enseigné …

Incipit ? Incipit !

Quoi de plus à propos que de commencer l’année 2022 en parlant d’incipit ? Françoise Wuilmart nous présente deux manières bien différentes de traduire le début d’un même texte. par Françoise Wuilmart Nous autres traducteurs connaissons aussi la phobie de la première page, mais elle n’est pas blanche, que du contraire ! Notre auteur y a …

Les vertus de l’agressivité

par Françoise Wuilmart Rappelons tout d’abord que le traducteur ne laisse pas sa personnalité au vestiaire dès lors qu’il traduit, non, même ses mécanismes de défense restent opérationnels, ceux définis par Freud et dont les deux principaux en matière de traduction sont le refoulement et la sublimation ! Enseigner la traduction, c’est d’abord mobiliser chez …

Saint Jérôme et Jeanne d’Arc

par Françoise Wuilmart Dans un précédent article, je rappelais la fameuse lettre à Pammachius dans laquelle saint Jérôme soulevait déjà les problèmes majeurs de la traduction et préfigurait notamment la théorie de l’esprit et de la lettre, ou celle du Sens de l’école de l’Esit. Il est pourtant un élément essentiel dans la traduction littéraire …

Le péché de « nivellement » dans la traduction littéraire

par Françoise Wuilmart Le phénomène de nivellement touche au cœur même du problème de toute traduction littéraire. Nivellement, ou encore « normalisation » », c’est-à-dire action de « raboter » un texte ou de l’aplatir : y supprimer toutes les sortes de reliefs, y tronquer les pointes, y boucher les creux, y aplanir toutes les …

Un balcon à Shanghai

par Terje Sinding « Une bonne douzaine de vieilles baraques de deux étages formaient comme une vallée encaissée au milieu de hauts immeubles. » Dans une de ces maisons vivent Zhang Yingxiong et ses parents. Leur masure est vouée à la démolition, et ils reçoivent un jour la visite de Lu Zhiqiang, un représentant de la …

Le bon sens d’un faux sens ou ma plus belle erreur….

par Françoise Wuilmart Dans les années soixante-dix à Paris, Lefeu, un peintre juif qui a vécu la Résistance et l’holocauste, refuse farouchement de se laisser expulser d’un immeuble en démolition. Dans ce roman-essai, l’auteur autrichien, Jean Améry, anagramme de son vrai nom Hans Mayer (réfugié en Belgique, il était devenu allergique aux consonances allemandes), met …

Luisa Carnés redécouverte

par Terje Sinding Grâce aux éditions de la Contre Allée et au remarquable travail de traduction de Michelle Ortuno, les lecteurs redécouvrent une romancière madrilène d’une étonnante modernité. Étrange destin que celui de Luisa Carnés : née en 1905 dans une famille modeste, elle commence à travailler dès onze ans dans l’atelier de modiste de …